•   J’étais là, perchée en haut, face à mon destin. La pâle lueur de ce ciel matinal faisait ressortir ma longue robe blanche. Un léger vent fredonnait sa chanson près de moi, faisant voler mes cheveux blonds bouclés. Une pluie délicate rendait ma peau luisante et quelques gouttes ruisselaient dans mon cou, ce qui me fit frissonner. De mon perchoir,  j’observai, comme à mon habitude, les petites silhouettes qui marchaient paisiblement, protégées par leurs parapluies. C’était ça, mon quotidien. Une vie monotone, à observer ces individus qui reproduisaient toujours la même chose, chaque jour. Je me retrouvai toujours là, car je n’avais pas le courage de le faire, j’en avais envie, pourtant. J’étais mélancolique, et fermais mes yeux un instant. Je repensais à tout, tout ce qui m’avait fait en arriver là. Tout ce pourquoi j’attendais éperdument ici, il fallait que j’enlève cette… cette chose qui me salissait. Trop de moqueries, trop d’insultes… Toute cette balle noire d’énergie qui m’avait frappée en pleine face, m’a détruite intérieurement. Oui, c’était trop dur pour ma pauvre âme tourmentée. Ma vie était devenue trop pathétique et ma patience avait des limites, et allaient me pousser au meurtre. C’était décidé, cette fois, oui, aujourd’hui j’allais le faire ! Un courage absent jusque-là m’envahissait. Maintenant ma vie entière allait changer, je sentais en moi une joie immense envahir mon cœur. Je suis heureuse, heureuse de ma décision, heureuse de m’être enfin convaincue de ce bonheur, qui me purifierais si je le faisais. Je me suis donc assise, et l’attendais, balançant mes jambes dans le vide. Elle n’allait pas tarder, je le sentais. Et soudain, mon cœur s’arrêta, ma respiration se fit plus faible. Chut. Elle arrive. Je me levai lentement, le sourire aux lèvres, sans un bruit. Je me retournai et la regardai. Comme elle était belle ! Comme elle était paisible ! Et pourtant, il le fallait. Je le devais. Alors, j’étirai mes bras vers le haut puis m’élançai dans le vide. Je me sentais agréablement bien, j’ai enfin réussi à accomplir ce crime cruel qui est le meurtre, mais j’en étais que des plus heureuses. Je l’avais enfin rencontrée, la mort qui me donna le repos éternel. 


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    À toi mon amour ce poème est destiné,

    Mon coeur prisonnier ne bat que pour une seule cause

    Ô distance qui m'empêche de vivre à tes côtés !

    Un soir pluvieux je fuirais cette vie morose

    Relier mon rêve à la réalité.

     

    Perdu ô dans le vide mon esprit est,

    Et je sais que jamais se réalisera

    Rêve isolé éternellement caché

    De mon amour pour toi je meurs et t'attends là,

    Un jour je sais de toi-même tu reviendras. 

     

     


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